[Mercato] Les Men in Glaz se renforcent pour 2021

 

Le B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM poursuit son évolution. A la veille d’entamer sa quatrième saison dans le peloton professionnel, le club breton pérennise ses structures et renforce son effectif. Alors que l’année 2020 touche à sa fin, découvrez, un à un et au fil des jours, ceux qui deviendront des Men in Glaz cet hiver où qui poursuivent l'aventure.

 

 

Sebastian Schönberger

 

Arrivé au club la saison passée, le grimpeur autrichien Sebastian Schönberger (26 ans) poursuit son aventure en Glaz. En 2021, le B&B HOTELS P/B KTM comptera un effectif de 24 coureurs.


«Ma première année au sein du club m’a permis de découvrir un état d’esprit unique et de nouvelles façons de travailler. En termes d’entraînement, de nutrition et même de tactique de course, 2020 a constitué un sacré bond en avant dans ma carrière. Je veux continuer à progresser et devenir un homme-clef aux côtés de Pierre Rolland. Le côtoyer au quotidien, à l’entraînement ou en course, est une vraie source d’inspiration et mon rêve est de l’accompagner sur un Grand Tour cette saison, pour l‘aider à y remporter une nouvelle étape.»

 


 

 

Aged 26, Austrian climber Sebastian Schönberger will be part of the Men in Glaz one more year. 2021 B&B HOTELS p/b KTM’s roster features 24 riders.

 

My first year in the club allowed me to discover a unique mindset and new ways of working. In terms of training, nutrition and tactics, 2020 was a huge step forward in my career. I want to keep improving and become a key man alongside Pierre Rolland. Training and racing with him on a daily basis is inspiring. My main goal is to support him in a Grand Tour this year."

 

 

Luca Mozzato

 

«Cette première année au sein du club fut au-delà de mes espérances. J’ai bénéficié de la confiance de tous et pu m’intégrer progressivement au groupe des Classiques, en côtoyant de près les coureurs belges pendant plusieurs semaines. Les voir me guider sur leurs routes, me parler, m’encourager à prendre mes responsabilités fut une sacrée découverte. Ce sont mes équipiers, mes compagnons de chambre parfois, mais il sont tellement plus expérimentés que moi…


En dépit des circonstances et d’une saison amputée à cause du Covid, j’ai eu la chance de pouvoir saisir ma chance lorsque l’opportunité s’est présentée. A mon âge, je trouve cela presque incroyable. Mon Français s’est amélioré et cela joue sans doute dans mon intégration. Je suis toujours en phase d’apprentissage mais tellement heureux chez les Men in Glaz que c’est naturel d’envisager un futur à long terme avec eux.»

 

Jérémy Lecroq

 

«J’avais vécu une année 2019 marquée par les chutes et pépins physiques. Cette saison, j’ai prouvé que j’avais retrouvé mon vrai niveau et que le club pouvait compter sur moi. J’ai peut-être manqué quelques occasions de saisir ma chance mais la fin d’année m’a offert un calendrier où j’ai pu me faire plaisir, notamment au GP d’Isbergues ou à Paris-Chauny. J’ai su rester concentré et mobilisé jusqu’au bout car j’ai ma place dans le groupe des Classiques, avec l’ambition de faire des résultats sur ces courses qui me conviennent. Sur ce front et ailleurs, nous sommes davantage respectés au fil des ans, via nos résultats et l’image que l’on renvoie. Le groupe grandit, évolue, nous sommes de plus en plus réguliers et présents dans les grandes courses.


Je gagne en expérience mais je sais disposer d’une certaine marge de progression. Physiquement, j’arrive bientôt à maturité et le temps passe vite. Je suis encore jeune dans ce monde professionnel mais il ne faut pas traîner en route. A moi de mettre les bouchées doubles !»

 

Franck Bonnamour

 

La Bretagne, du Nord au Sud. A 25 ans, l'enfant de Lannion entre dans ses meilleures années et prend la direction du Golfe du Morbihan pour les deux prochaines saisons. Alors que la tribu Bonnamour -installée à Ploubezre (Côtes d'Armor) depuis cette année- devrait s'agrandir en janvier prochain, le talentueux puncheur ne prévoit pas de déménager de sitôt mais changera bien de tunique cet hiver, passant du rouge au Glaz. Coureur complet, adepte des arrivées en côte, Franck rêve des classiques ardennaises mais vise ouvertement les courses de sa région, à commencer par le GP de Plumelec ou le GP de Chateaulin.

 

«J'ai envie de performer sur ces manches de Coupe de France, affirme-t-il sans détour. J'aime les courses difficiles et j'apprécie encore plus quand elles ont lieu en Bretagne. Je me sens profondément Breton et c'est capital de porter un maillot qui véhicule les valeurs de notre région. Nous savons vivre ensemble et, une fois le contact établi, nous ouvrons notre carapace assez facilement. Le vélo est une religion chez nous et voir le Gwenn Ha Du sur le bord des routes est toujours une fierté, qui nous rappelle notre identité.»

 

Séduit par les qualités sportives du futur Glaz, le manager général du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM mise beaucoup sur sa nouvelle recrue. «Frank dispose d'un gros potentiel, en attestent ses performances dans les catégories jeunes, confie Jérôme Pineau. S'il travaille ses points forts, désormais bien identifiés, il pourrait être une vraie révélation. Il était l'heure pour lui de s'émanciper de son environnement familial, de prendre un nouvel élan. Les changements qui l'attendent vont lui faire beaucoup de bien.»

 

 

Bert de Backer

 

«Le confinement au printemps dernier m’en a livré la confirmation : j’éprouve toujours énormément de plaisir à m’entraîner. A partir du moment où nous avons connu la date de reprise des compétitions, j’ai suivi une ligne directrice qui m’a guidé pendant trois mois. Ce plaisir est le même en course et, à 36 ans, c’est un très bon signe.


Dès le mois d’août, j’ai eu de bonnes jambes et su que je souhaitais prolonger ma carrière encore une année, au moins. J’aime toujours aller chercher mes limites et j’ai trouvé au sein du club un mix parfait entre ce qu’il m’offre et ce que je peux lui apporter. Tout le monde connaît mon amour pour Paris-Roubaix mais c’est probablement dans la façon de préparer un sprint que je peux être le plus utile en conseillant les plus jeunes, notamment sur les courses par étapes de quelques jours. Pendant de longues années, ce fut mon boulot et je trouvais ça très épanouissant.

 

Comme l’an passé à la même époque, je vais désormais l’entraînement puis la saison comme si je vivais ma dernière année en tant que coureur professionnel. Avec l’espoir de vivre une saison normale et pleine, pour savourer chaque moment.»

 

 

Quentin Jaurégui

 

L'heure de l'émancipation a sonné. A 26 ans et alors qu'il estime sa carrière «à un carrefour», Quentin Jauregui a décidé de mettre le cap à l'Ouest afin de lui donner une tonalité Glaz et ambitieuse. Puncheur affectionnant les parcours vallonnés et les ascensions raides et courtes, le Cambraisien tout juste sorti du Tour d'Espagne veut jouer un nouveau rôle après six saisons dans le World Tour, sous le maillot d'AG2R La Mondiale.

 

«Je suis arrivé à un stade de ma vie où je ressens le besoin d'évoluer, explique ce Nordiste mordu de cyclo-cross et profondément attaché à ses racines. Je fais du vélo pour gagner des courses, je dois saisir ma chance et suis convaincu que j'en aurai l'opportunité sous le maillot Glaz. Le B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM grandit chaque année, de nouvelles choses sont mises en place et son calendrier s'étoffe. Le projet s'est bien développé et a besoin de coureurs d'expérience. Je pense connaître assez de choses sur les équipes et les courses de haut-niveau pour en faire profiter le club.»

 

Ancien compère de Cyril Gautier et de Samuel Dumoulin, directeur sportif des Men in Glaz, le vainqueur du GP de la Somme 2015 retrouvera de vieilles connaissances dans sa nouvelle équipe. «Je connais Quentin (Pacher) depuis nos années Juniors et nous avons tissé de super liens. Je m'entends bien aussi avec Kévin (Reza) ou Jérémy (Lecroq) et j'ai hâte de découvrir tout le monde. Bryan (Coquard), lui, m'a réglé dans un sprint en côte sur la Route du Sud. J'avais lancé de loin et m'étais retourné trois cent fois avant la ligne d'arrivée...» Aucune rancœur dans sa voix, le futur Glaz est trop calme et posé pour en vouloir à qui que ce soit. Ouvert d'esprit et «maniaque» dans la vie de tous les jours comme sur le vélo, Quentin espère «tirer tout le monde vers le haut».

 

«C'est un guerrier, un gars du Nord capable de performer sur tout type de terrain et qui n'a jamais vraiment eu sa chance, estime Jérôme Pineau. C'est le genre de coureur qui, à l'image de Cyril Gautier, s'épanouit dans le collectif. Par son expérience et ses qualités, il va beaucoup nous apporter. Il répondra présent sur les courses de très haut-niveau pour puncheurs, c'est une pierre de plus dans la construction de notre édifice.»

 

 

Cyril Gautier

 

«Les années passent vite, j’ai bouclé ma quatorzième saison professionnelle mais voilà plusieurs mois que je souhaitais prolonger l’aventure. Avec Jérôme (Pineau, le manager général du club), nous n’avons pas eu à discuter longtemps tant ma prolongation chez les Men in Glaz était naturelle.


Ces derniers mois, je n’ai pas eu le rendement que je souhaitais et mon but, ces deux prochaines saisons, sera de faire ce que je sais faire, comme lors de mon arrivée au club, début 2019. Outre mon investissement et mon apport collectif, notamment à l’entraînement et dans la vie du groupe, j’espère être davantage acteur en course et aider l’équipe à continuer de grandir comme elle le fait depuis trois saisons.

 

Je rêve de lever les bras dans ce beau maillot Glaz, vivre le départ du prochain Tour de France en Bretagne et, plus que tout, continuer à faire du vélo dans une telle ambiance.»

 

Pierre Rolland

 

«Plus qu’un choix, prolonger l’aventure au sein du club est une évidence. Il était inconcevable d’aller ailleurs tant je souhaite continuer de faire grandir ce projet plein de sens et de valeurs qui me correspondent.


2020 fut une année très particulière, qui m’a permis de réaliser quel plaisir j’éprouvais à côtoyer mes coéquipiers et l’ensemble du staff. En stage de préparation, sur les courses de reprise ou sur le Tour de France, il fait bon vivre parmi les Men in Glaz. Sur le Tour, nous avons été sportivement à la hauteur, présents dans les temps de jeu que l’on s’était fixés.
Mes objectifs pour les deux prochaines années ? Continuer à m’éclater collectivement et individuellement, gagner, évidemment, et disputer à nouveau le Tour tout en répondant présent sur d’autres très grandes courses.»

 

 

Eliot Lietaer

 

Tous les Flamands ne sont pas des spécialistes des classiques pavées. Du haut de son 1,88 m (pour 70 kg), Eliot Lietaer préfère les longues ascensions aux monts raides qui jalonnent sa région. A 30 ans, il brille par sa régularité sur les courses par étapes et celles aux profils vallonnés. «Je vis dans les Ardennes flamandes mais il est bien rare que je parte vers le Nord», reconnaît celui qui, depuis ses débuts professionnels voilà neuf ans, n'a jamais couru que pour des équipes belges. Voisin et compagnon d'entraînement de Jens Debusschere ces dernières années, Eliot a compris que son salut passait par un entraînement adapté à ses qualités. «L'Espagne est ma deuxième patrie, sourit-il dans un Français quasi parfait. Je possède un appartement en Andalousie et c'est là-bas que j'aime préparer mes saisons et les courses qui me conviennent.»

 

Vainqueur d'une étape des Boucles de la Mayenne en 2013, auteur de nombreux Top 10 dans les classements généraux de courses par étapes d'une semaine, le récent 14e de Paris-Tours connaît son champ de compétence et compte en faire profiter les Men in Glaz en 2021. «Je peux être au soutien de grimpeurs ou de coureurs complets, analyse-t-il, réaliste et altruiste. J'ai souvent vu Bryan (Coquard) gagner, à Bessèges ou sur le Tour de Wallonie. J'aimerais l'aider sur des parcours escarpés et découvrir des épreuves comme Paris-Nice ou le Dauphiné, que je n'ai encore jamais courues.»

 

Victime de plusieurs blessures (vertèbre et clavicule cassées, genou opéré) depuis ses débuts, cet ancien athlète présente un profil que recherchait Jérôme Pineau. «Jens nous l'a recommandé mais voilà plusieurs années que l'on suit Eliot, confie le manager général du club. Il est souvent placé, régulier, motivé. Sa fiabilité et sa solidité devraient beaucoup nous apporter. Il ne gagnera pas tous les week-ends mais saura s'inscrire dans les courses de mouvements et répondra présent tout au long de l'année.»

 

 

Nicola Bagioli

 

Explosif, vaillant comme un montagnard qu'il est, attaquant et régulier, Nicola Bagioli est une force tranquille dont le profil devrait beaucoup apporter aux Men in Glaz ces deux prochaines saisons. A 25 ans et après quatre années passées au sein d'équipes italiennes, le puncheur lombard s'apprête à vivre sa première expérience à l'étranger. Au sein du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM, le frère aîné d'Andrea (membre de la Deceuninck-Quick Step) épaulera notamment son jeune compatriote Luca Mozzatto, auteur de nombreuses places d'honneur et révélation Glaz de la saison. «Luca ne m'a dit que du bien de cette équipe que j'ai pu observer avec attention lors de mes dernières courses cette saison, confie le coureur de Sondrio, à l'extrême Nord de la botte transalpine. Sur le GP d'Isbergues et Paris-Camembert, j'ai pu voir que l'équipe était solide, homogène et bien organisée. J'espère être à la hauteur.»
 
4e puis 2e du Trophée Laigueglia ces deux dernières années, également 2e d'une étape du Tour du Haut-Var (en 2018), le rapide italien est un passionné. Amoureux de son sport et des sommets de sa Lombardie natale, il est également sculpteur sur pierre et travaille lui-même la stéatite, une pierre à savon aux multiples vertus. « J'ai toujours aimé les travaux manuels. Mes grand-père et arrière grand-père fabriquaient des assiettes et récipients avec cette pierre. Depuis que je suis coureur, je porte une attention particulière à la diététique et, selon moi, cuisiner dans des plats en pierre est un processus très sain. » Sous le maillot Glaz, ce coureur au format de poche (1,68m, 64 kg) tâchera de «continuer à progresser et, pourquoi pas, lever les bras au moins une fois». Les courses françaises lui réussissent et il devrait rapidement trouver sa place dans son nouvel environnement.
 
«Nicola avait du mal à se situer dans son équipe actuelle, explique Jérôme Pineau, le manager général du club. Nous allons tout mettre en œuvre pour qu'il soit lui-même, qu'il retrouve l'esprit offensif qui était le sien lorsqu'il courait dans l'équipe amateur Zalf et qui en avait fait un membre de la Squadra Azzura Espoirs. C'est ainsi qu'il s'épanouira, qu'il continuera d'évoluer et qu'il aidera au mieux Luca, qui mérite qu'on l'entoure et l'accompagne dans sa progression. Ces deux-là ont des qualités communes et feront souvent équipe.» 
 

 

Jonathan Hivert & Cyril Lemoine

 

Au cinéma, il y a Bonnie and Clyde, Laurel et Hardy ou Batman et Robin... Dans le vélo, Cyril Lemoine et Jonathan Hivert forment l'un des plus fameux duos à la ville comme à la scène. Tourangeaux de souche et de cœur, ces deux-là ont débuté leurs carrières professionnelles au Crédit Agricole, ont fait équipe sous différents maillots durant huit saisons avant d'emprunter des chemins parallèles pendant sept ans, sans jamais couper les ponts. Et pour cause... «Nous vivons à dix kilomètres à vol d'oiseau et tâchons de partager nos entraînements le plus souvent possible, confie «La Pive», surnom du puncheur Hivert. Cyril vit au nord de la Loire, moi au sud, il n'est pas rare que nous nous retrouvions au-dessus du fleuve pour partir rouler ensemble.»

 

A 35 ans, Jonathan Hivert reste un coureur capable de coups d'éclats aussi retentissants que ses victoires sur Paris-Nice et le Tour du Haut-Var (en 2018) ou au GP Miguel Indurain (2019), derniers succès en date d'une carrière où il aura levé les bras à 17 reprises. «Lorsqu'il est au top, remarque son futur manager général Jérôme Pineau, Jonathan figure parmi les meilleurs puncheurs du Monde. Le début de saison est sa période de prédilection et c'est là que nous l'attendons, avant les fortes chaleurs qu'il ne supporte pas. Il est à maturité et n'a pas perdu son talent, ni sa grinta.» Le jeune papa d'un petit Marcel confirme. «Jérôme m'a proposé un contrat de deux ans et je veux les faire à bloc. Je me sens frais, j'ai toujours très envie de m'entraîner, de partir en stage puis en course et de découvrir de nouvelles épreuves. Je peux maintenir un bon niveau encore un moment et ce sera un plaisir de rouler pour le club. Je connais pas mal de monde chez les Glaz et j'ai hâte de retrouver Jimmy (Engoulvent), aux côtés de qui j'ai couru sept saisons. J'ai débuté ma carrière avec Pierre (Rolland) et été équipier de Momo (Julien Morice) et Bryan (Coquard) une année. Quand tu as le Coq dans ton équipe, tu ne te poses pas de questions et tu réponds présent. Ce collectif dégage quelque chose, il tient la route et le dernier Tour de France a montré à quel point les gars s'arrachent. Jérôme a été un peu fou de se lancer dans un tel projet mais il a réussi son coup !»

 

Cet amoureux des courses espagnoles et des arrivées en côte enfilera le maillot Glaz en même temps que son compagnon d'entraînement et compère des premières heures, celui qu'il appelle «son frère» et qu'il espérait recroiser un jour, sans trop oser y croire. A 37 ans, Cyril Lemoine a signé pour un an avec le B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM et ne cache pas son excitation. «C'est super de retrouver la Pive ! J'espère simplement qu'il a grandi un peu... Pendant nos huit saisons ensemble, je m'en suis un peu occupé comme si c'était mon enfant (rires).» Dur au mal, spécialiste des classiques du Nord et toujours prêt à frotter à l'avant du peloton pour placer ses leaders, celui que ses coéquipiers surnomment «Moineau» a hâte d'apporter son expérience et sa fraîcheur mentale. «Je n'ai pas l'impression de régresser, confie cet adepte du bon vin, qui se bonifie avec le temps. Je suis toujours jeune dans ma tête et je continue d'apprendre, chaque saison et auprès de tous. Au sein du club, je tâcherai de renforcer le groupe autour de Bryan, assurer de beaux résultats sur les classiques et permettre au collectif de ramener un maximum de victoires. Je suis impatient de toucher mon nouveau paquetage et monter sur mon nouveau vélo. Le jour où je perdrai cette flamme, j'arrêterai. Ce n'est pas encore le cas, loin de là.»

 

Pour l'avoir côtoyé au sein du peloton et s'être longuement entretenu avec la direction sportive du club à son sujet, Jérôme Pineau sait où le soldat Lemoine donnera sa pleine mesure. «Cyril sera un homme de plus autour de Bryan dans le final des courses. Il est là quand ça bordure, quand il faut frotter, fort physiquement et qui sent les coups, toujours bien placé aux endroits stratégiques et capable de transmettre cette science de la course à ses équipiers. Regardez les classements, il est toujours là, régulier et fiable. Nous avons besoin de coureurs de sa trempe.»

 

 

 

Thibault Ferasse

 

Tout vient à point à qui sait attendre. A 26 ans et après quatre saisons passées sous le maillot d'équipes continentales, Thibault Ferasse s'apprête à gravir un échelon. En 2021, le Briochin se parera de Glaz, conscient qu'il changera de dimension en intégrant une ProTeam, pensionnaire de la deuxième division mondiale.

 

Puncheur de talent, vainqueur des Boucles de la Mayenne l'an passé, le Breton un temps installé en région nantaise voit sa patience et son travail récompensés. Engagé avec le club breton pour les deux prochaines saisons, il ne boude pas son plaisir. «Voilà plusieurs années que j'étais en contact avec Jérôme (Pineau, le manager général du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM) mais il estimait, à juste titre, que je devais encore progresser. J'avais découvert le peloton professionnel au sein de l'équipe de l'Armée de Terre, puis ces deux dernières saisons avec Roubaix m'ont permis de m'aguerrir. Aujourd'hui, je sais sur quel type de courses je peux apporter à une équipe plus ambitieuse et j'ai hâte d'évoluer parmi les Men in Glaz. A Roubaix, j'avais endossé l'habit de capitaine de route, notamment car j'ai la parole facile, j'échange beaucoup avec mes coéquipiers. J'ai observé la manière dont l'équipe a évolué depuis sa création et c'est fou comme elle fait envie. Son identité bretonne, la relation coureurs/staff qui y existe, le côté précurseur et l'image moderne que le club véhicule me bluffent.»

 

Passionné, ouvert et déjà rompu aux exigences du monde professionnel, Thibault Ferasse rêve de grandes épreuves (Liège-Bastogne-Liège est la course de ses rêves, au même titre que le Tour de France) mais sait qu'il devra œuvrer sur le calendrier Coupe de France, taillé pour lui. «Nous voulons être en mesure d'aligner deux fronts compétitifs chaque week-end, explique Jérôme Pineau. Thibault a connu une progression régulière et possède la faculté de briller sur des terrains vallonnés, où le punch et la hargne sont indispensables. Il avait besoin de comprendre que le métier de coureur cycliste est l'un des plus beaux du Monde mais qu'il nécessite des sacrifices, du sérieux sur la durée. C'est bien d'avoir des capacités, encore faut-il les exploiter. Thibault m'a convaincu sur le dernier Tour du Limousin, où il courait chaque jour à l'avant, offensif, solide et régulier. C'est de ce genre de coureurs dont le club a besoin pour répondre présent chaque week-end.»

 

Compagnon d'entraînement de Cyril Gautier sur les routes des Côtes d'Armor, l'ancien spécialiste de cyclo-cross retrouvera de vieilles connaissances chez les Glaz. «Je courais avec Bryan (Coquard) en école de cyclisme, lui à Pontchâteau et moi à Nantes. Je connais bien sa famille, comme celle de Marion Rolland, la femme de Pierre, dont j'ai entendu parler toute ma jeunesse. Mes parents tenaient la boulangerie de Plaintel, où Marion a grandi. Nos deux familles sont restées proches. Quant à Jérôme, je l'idolâtrais quand j'étais môme. Un jour, après un match de foot disputé à côté de chez lui à l'intersaison, il m'avait offert des paquetages de ses premières équipes pros. Ils sont toujours à la maison...» Fini de rêver, Thibault, ta place est chez les grands, qui t'attendent de pied ferme dès les premiers rassemblements hivernaux !

 

 

 

Alan BOILEAU

 

Vous avez dit «motivé» ? «Résolu» et «ambitieux» ? Sans doute un trait de son caractère taillé dans la roche finistérienne, Alan Boileau sait où il veut aller et s'en donne les moyens. Si, Covid-19 oblige, la saison 2020 ne lui a pas offert le calendrier dont il rêvait, le Morlaisien de 21 ans est parvenu à s'illustrer sur la course où ses qualités de rouleur-grimpeur lui offraient l'opportunité de briller. Deux fois deuxième sur la dernière Ronde de l'Isard, course par étapes de référence dans la catégorie Espoirs, le Breton petit par la taille (1,71 m, 57 kg) mais grand par la volonté a répondu présent là où lui-même s'était donné rendez-vous.

 

Arrivé au VCP Loudéac l'hiver dernier, Alan Boileau avait intégré, comme son coéquipier d'alors Maxime Chevalier, le groupe professionnel du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM sur les deux stages d'avant-saison. Le meilleur moyen pour lui de savoir à quoi il serait confronté pour ses débuts dans le grand bain. «Aux côtés des Men in Glaz, confie-t-il, j'ai eu un premier aperçu de ce qui m'attend bientôt. Cette double expérience m'a donné encore plus envie de découvrir l'étage au-dessus et j'ai hâte d’intégrer le monde pro, travailler pour de tels leaders et tenter de décrocher de bons résultats. Je pense savoir où je peux performer et j'aurai à cœur de montrer que cette équipe, avec de tels battants dans ses rangs, me correspond bien. J'ai des ambitions mais il faut d'abord que je m'installe à ce niveau. Passer des rangs amateurs au peloton professionnel représente un sacré cap.»

 

Initialement, le jeune Boileau devait passer professionnel au 1er août 2020 mais le confinement et les modifications du calendrier ont retardé sa signature. «Alan possède un gros potentiel en montagne et nous manquons de purs grimpeurs, souligne Jérôme Pineau, le manager général des Men in Glaz. Désormais, c'est à lui de faire sa place chez les pros. Il nous a prouvé qu'en se donnant les moyens, il parvenait à atteindre ses objectifs. Son fort caractère va l'aider à endosser son nouvel habit, il sait se cracher dans les pognes et cela lui servira souvent chez les pros.»

 

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