L'aventure rwandaise a conquis les Glaz !

 

Bouquets, émotions fortes et collectif soudé, l'aventure rwandaise a conquis les Glaz !

 

Avec quatre victoires d'étapes, la première place du classement par équipes, le maillot du Meilleur Jeune et deux coureurs dans les six premiers du classement général, le B&B HOTELS p/b KTM repart d'Afrique avec une boîte à souvenirs bien pleine et un capital confiance au top. Alan Boileau, 21 ans et trois victoires sur place, est la révélation de l'épreuve tandis que le reste des troupes a répondu présent, appliqué et en forme ascendante. Prometteur avant les grandes échéances de l'été.
 

La fin du Tour du Rwanda, c'est un peu, toutes proportions gardées, comme les dernières heures d'un Tour de France. Les bons moments entre équipiers et membres du staff touchent à leur fin, les épreuves traversées ensemble, coudes serrés, font déjà partie du passé mais il en reste toujours quelque chose. Un goût d'aventure partagée et de travail bien fait, surtout après une dernière étape où chacun a livré le maximum, désireux de ne nourrir aucun regret une fois la ligne franchie.
 
Dimanche, dans les rues de la capitale, les 75 km au menu étaient jalonnés de 7 difficultés et s'annonçaient décisifs pour le classement final. Fidèle à sa réputation de dynamiteur des pelotons, Pierre Rolland fut le premier Glaz à allumer la mèche. Présent d'entrée de jeu dans une échappée de cinq coureurs, il fut vite rejoint par Jonathan Hivert, prompt à s'isoler à l'avant de la course en compagnie d'un coureur colombien trop bien placé au classement général pour parfaitement collaborer. « J'avais de bonnes jambes et, en voyant Pierrot batailler devant, je me suis dit que je pouvais faire quelque chose d'intelligent, explique le puncheur tourangeau. Nous n'avons pas réussi à bien nous entendre et, surtout, le parcours nous empêchait de nous livrer à fond. |---Sur de tels reliefs, on monte une puis deux côtes à bloc et on prend un retour de bâton dans la troisième. Au final, ce genre de tracé se gère mieux au train et cela a profité à l'équipe du Maillot Jaune. »
 
Même son de cloche chez Pierre Rolland, vainqueur au sommet deux jours plus tôt et qui comptait bien remettre cela pour l'ultime étape d'une épreuve qu'il découvrait... et dont il est tombé amoureux. « Je n'avais jamais couru sur un parcours aussi dur et condensé, confie le grimpeur de 34 ans. Notre idée était de créer un danger permanent, ne pas laisser respirer l'équipe du leader et avoir toujours un ou deux gars devant. Mais le Maillot Jaune et ses équipiers ont bien respecté leur plan en gérant leur effort. Avec Jonathan devant, c'était « un coup à toi, un coup à moi » pour essayer de faire la différence mais chaque accélération se payait cash. C'était vraiment particulier... Au final, nous n'avons aucun regret à nourrir et pouvons nous satisfaire de notre semaine. Staff et coureurs, on s'est régalé, Alan s'est révélé et voilà le club lancé pour la suite de la saison. A nous de bien gérer le retour en Europe, ces prochains jours. »

 

 

 

 

Alors que Pierre posait une dernière banderille à 20 km de l'arrivée afin de livrer ses dernières forces à l'approche de la montée finale, Quentin Pacher crevait au mauvais moment mais était ramené par Cyril Gautier dans le peloton des favoris. Seul Alan, maillot de meilleur jeune sur le dos, parvenait à rester aux avant-postes, à l'affût de la moindre défaillance de ses concurrents. « J'ai bien tenté ma chance à 15 km de l'arrivée, histoire de tester le Maillot Jaune, mais il m'avait à l'œil et, après une semaine aussi dense, mes jambes piquaient, reconnaît le Morlaisien, 6e sur la ligne d'arrivée. C'est la première fois que je fais une course par étapes aussi longue. Aujourd'hui, le plus fort a gagné et j'ai de quoi être heureux de ma semaine. J'espère que cette bonne passe durera et je disputerai le Challenge de Majorque la semaine prochaine en espérant poursuivre sur cette lancée. Depuis un bon mois, j'ai pris le rythme et il sera temps de souffler dans huit jours, mais j'aimerais ne pas perdre cette dynamique. J'aime gagner, mes trois victoires sont le résultat du gros travail fourni ces derniers mois et je remercie l'équipe pour son soutien tout au long de la semaine. »

 

Pas le temps de se relâcher au bord de la piscine de leur hôtel ou en visite dans le Parc National des Volcans, au nord du pays. Lundi, les Men in Glaz seront reçus à l'Ambassade de France et promèneront leur vélo dans les rues de Kigali avant de décoller pour la France en fin de soirée. Derrière eux, ils laisseront des sourires et une saveur rare dans le monde cycliste professionnel. Vieux guerrier aux faux airs de gorille mâle à la barbe finement taillée, Jonathan Hivert a découvert au Rwanda une épreuve où les habitudes du circuit européen sont mises à mal. « C'était une super expérience. Rien qu'à l'entraînement, nous avions été surpris par les regards des gens, amusés de nous voir rouler. Les mômes courraient à nos côtés et nous découvrions un autre monde... En course, nous avons dû composer avec un petit peloton, une concurrence en grande partie inconnue et cette altitude qui t'arrête net quand il faut accentuer son effort. Au total, nous avons cumulé plus de 16 000 mètres de dénivelé positif en huit jours et souffert deux fois plus que sur une course par étapes en Europe, avec de grosses difficultés à escalader. C'était bien de venir ici. Ceux qui avaient besoin de se débloquer le sont pour de bon ! »

 

C'était bien, oui. C'était beau et cela a rappelé combien le cyclisme est un sport dont les acteurs peuvent allier découverte et effort physique. Quête de la performance et enrichissement personnel. Vivement l'année prochaine et vivement la suite des courses, dès la semaine prochaine au Challenge de Majorque !

 

 

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