A la veille du chrono, les puncheurs Glaz répondent présent

 

A la veille du chrono, les puncheurs Glaz répondent présent

 

12e et 14e à Saint Haon-le-Vieux, Quentin Pacher et Franck Bonnamour ont fait le match dans le sprint en montée de la 3e étape du Dauphiné. Au terme d’une journée au scenario cousu de fil blanc, les sprinteurs ont fait parler leur puissance. Et, à la veille d’un contre-la-montre de 16 km, Quentin est 6e du classement général.

 

Il n’y a donc pas que les échappés qui triomphent sur ce 73e Critérium du Dauphiné. Animée par un duo de fuyards qui n’a jamais eu le loisir de rêver à la victoire, la 3e étape s’est conclue à vitesse grand V en haut d’un faux-plat de 600 mètres qui dominait les coteaux roannais. Premier Glaz sur la ligne d’arrivée, Quentin Pacher regrettait son placement dans le final où les équipes de sprinteurs ont pris la main. Auteur d’une belle dernière montée, il fait un bon au classement général qui le positionne premier Français de l’épreuve. Une satisfaction et presque une surprise pour le puncheur périgourdin.

 

« J’avais décidé de me mêler au sprint car les derniers hectomètres présentaient des caractéristiques qui me convenaient. Le point d’interrogation était l’approche, favorable aux sprinteurs et à leurs équipes. J’espèrais décrocher un Top 10 aujourd’hui mais j’ai entamé le sprint très loin. Dans un tel final, face de purs sprinteurs et de gros rouleurs, il faut savoir ne pas freiner à certains moments, ne pas être sur la défensive, se montrer moins prudent et c’est là-dessus que je dois encore progresser. Les 20 derniers kilomètres étaient en faux-plat descendant et ça roulait vraiment vite, ce n’est pas forcément là où je suis le plus à l’aise. Je fais un beau retour dans les derniers mètres et cela témoigne d’une bonne condition. C’est assez marrant d’être 6e du classement général du Dauphiné avant le chrono, c’est cool même. »

 

 

 

Dans la préparation du sprint, Quentin a pu compter sur une garde Glaz rapprochée. « Schöni (Sebastian Schönberger) m’a épaulé toute la journée, Cyril (Gautier), Franck (Bonnamour) et Eliot (Lietaer) m’ont bien entouré dans le final mais ce n’est pas évident de garder la roue de devant lorsque c’est houleux et si rapide. C’est le genre d’automatismes que je dois prendre si je veux ambitionner de me mêler à ce genre d’arrivée dans le futur. »

 

Franck Bonnamour, 14e de l’étape du jour, était désigné pour protéger Quentin le plus loin possible mais les circonstances l’ont poussé, presque contraint, à jouer sa carte personnelle. « Nous avons été bien solidaires à l’approche de l’arrivée, soulignait le coureur lannionais. Malheureusement, Quentin et moi nous sommes perdus à 2 ou 3 kilomètres de la ligne. Quand je me suis retourné après le dernier virage, au pied de la dernière rampe, j’ai vu qu’il n’était pas là et j’ai fait ma montée. Ensuite, il m’a doublé et c’était bien de le voir là. Cette journée relativement tranquille a fait du bien à tout le monde après deux étapes très intenses. Nous avons pu récupérer un peu et ce sera sans doute le cas demain aussi pour ceux qui ne visent pas le classement général. »

 

6e du Dauphiné à 24’’ du leader de l’épreuve, Quentin Pacher est dans le même temps que Pierre Rolland, 39e du classement général. Autant dire que les places en haut de la hiérarchie seront chères sur le contre-la-montre de 16,4 km entre Firminy et Roche-La-Molière. Ce sera full g(l)az pour tous ceux concernés par le classement final. Et un premier rendez-vous au sommet entre les favoris pour la victoire dimanche, au terme des huit jours de course.

 

Nos partenaires

Vous êtes dirigeant d’entreprise et souhaitez basculer du côté glaz de la Force ? Contactez-nous sans plus attendre : tdesmasures@pce.bike / 06.32.45.28.84